Olivier Saint Jours

Pour ce nouvel épisode, nous vous emmenons sur les routes avec Olivier Saint Jours, véritable passionné de voiture de sport vintage. Nous l’avons, récemment accompagné lors de sa participation au Rallye Orléans-Ré. À cette occasion, nous sommes allés à sa rencontre afin de découvrir son univers à travers les photographies du talentueux Vincent Perraud. Retour sur une rencontre pleine de passion.

Crédit photo : Vincent Perraud

Bonjour, Olivier, est-ce que tu peux te présenter?

Je suis né en région parisienne et depuis tout petit, je baigne dans le milieu du sport automobile. Mes parents se sont rencontrés sur un rallye et mon oncle possédait un des meilleurs garages autos de Maison Alfort. C’est de là qu’est née cette passion. Plus jeune je passais la plupart de mon temps à faire du surf, du skateboard et du snowboard. J’ai réussi à devenir professionnel dans les années 90’s et je passais la plupart de mon temps entre la mer et la montagne. Dans les années 2000, je suis revenu à Paris pour essayer de devenir comédien. J’ai eu des opportunités pour faire un peu de mannequinat et cela m’a permis de m’offrir ma première voiture, une Porsche 911s. À l’époque les prix étaient super accessibles même si c’était tout de même un sacré investissement pour une première auto. Mon amour pour les voitures n’a cessé de s’accroître avec le temps.

Tu as récemment participé au 2ème Rallye Orléans-Ré, en lequel consiste cette course?

C’est un Rallye de régularité sur routes ouvertes. L’objectif est de se rapprocher le plus possible d’un temps idéal pour un trajet défini entre Orléans et l’île de Ré. On a un carnet de route et il faut valider les checkpoints avec le plus de précisions possible. Chaque jour, il y a deux ou trois spéciales sur route. De temps en temps, il a également des sessions sur circuit. Mais c’est surtout une course entre copains, l’ambiance est hyper conviviale. C’est l’occasion de tous se retrouver sur de belles routes et de passer un bon moment autour de notre passion commune. Il n’y a pas vraiment d’esprit de compétition.
 

Tu étais au volant d’une Porsche 911, quelle est l’histoire de cette voiture?

Oui, c’est une Porsche 911 2.4 S de 1973, mon année de naissance. Elle est montée avec un moteur de Porsche 911 2.7 RS et réalésé en 2.8 RSR. C’est un peu technique comme description, mais pour simplifier, c’est une reconstruction à l’identique des 40 modèles qui sont sortis de l’usine en 1973. J’ai quand même fait quelques modifications notamment avec des accessoires d’époque étudiés pour les performances. J’ai vraiment cherché à avoir une voiture performante, elle ne pèse que 930 kg pour 280 chevaux. C’est une bête de course.

D’où te vient cette passion des voitures? Et plus particulièrement de Porsche?

Comme je te disais depuis tout petit je baigne dedans. Ma mère avait une Porsche 356 et mon père courrait en formules Renault. Du coup, je me suis rapidement pris d’amour pour ce sport. Après avoir obtenu ma première voiture et à force d’achat et de revente, j’ai pu accéder à mon rêve, m’offrir une Ferrari Dino 246 GTS. Encore une fois à l’époque les prix étaient beaucoup plus accessibles que maintenant. D’ailleurs, il y a quelques mois, j’ai revendu une Porsche 911 3.0 turbo pour m’offrir une Ferrari 355 Challenge. Une voiture mythique qui procure des sensations incroyables. Probablement le meilleur V8 de Ferrari!

Combien de voitures possèdes-tu?

Actuellement, je possède deux Porsche et deux Ferrari. Mes marques de prédilection. Elles sont mythiques et ont à mes yeux quelques choses d’inestimables. Ma Porsche 911 de 1973 reste et demeure une auto à part, extrêmement vive et joueuse?! Je ne la vendrais probablement jamais.

Que ressent-on quand on est au volant de ces bolides? Les sensations doivent être vraiment à part?

Oui c’est de la vraie conduite, sans artifices, sans assistances électroniques. C’est un pur plaisir. Pas besoin de rouler très vite pour avoir des sensations fortes. Quand tu montes dedans, c’est déjà un autre monde, l’assise, le maintien, la vue, l’odeur de l’habitacle tout cela te transporte ailleurs. C’est très grisant?! Ce sont des sensations indéfinissables. Il faut rouler avec pour comprendre. D’autant plus qu’avec le temps la conduite s’aiguise et les sensations ne sont que meilleures?! J’essaye de faire un peu de circuits aussi pour pouvoir pousser les voitures dans leurs derniers retranchements.

Et quand tu pilotes, est-ce que tu portes toujours des lunettes? Si oui pourquoi?

Oui toujours. C’est très important pour avoir une bonne lecture de la route et cela permet de reposer les yeux aussi

Est-ce que tu trouves encore du temps pour faire du surf ou du snowboard?

Je passe encore pas mal de temps à surfer, mais avec des planches qui ont des formes vintage, directement inspirées des années 70's. Des fishboards par exemple. J’ai commencé à 8 ans et je ne me suis jamais arrêté. J’essaye de partir autant que possible faire des surfs trip. L’Indonésie est une super destination d’ailleurs?! Mais il y a également de très bons spots dans le sud-ouest de la France.

Enfin quelle serait ta vision d’un Vuarnet Day?

Une journée où je peux allier mes deux passions. Aller surfer avec ma Ferrari Dino, me garer en haut d’un spot désert. Profiter des vagues et de l’océan puis repartir sur de belles routes sinueuses après une grosse session. Enchaîner les virages et les belles courbes jusqu’au coucher du soleil.